samedi 19 décembre 2009

Fées Sauvages - V




  Il y plus d’ombres que du feu sacré ce printemps.

Les fleurons de l’iris connaissent la lente descente en pétales,
l’écho du désir dans les grottes de la rosée,
mesurées par des vents en retard.

Rien de ce qui est élément ne se passe à temps -

les calices tombent, la neige se fait verglas et la terre tourne au rythme
d’une oraison funéraire.

L’approche de tes pas, traîtres de ma présence,

est difficile.

Il y a des coquilles, spirales des sons

qui se brisent sur des falaises -
ailes incrustées  sur un totem de voyelles
derrière des digues qui retiennent la réalité,

rêves faites des cendres qu’on attise avec la brulure d’une métaphore 
sur le bûcher des jours d’hiver.

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