mardi 12 janvier 2010

Picto-poèmes



PICTO-POÈMES
EXPOSITION VIRTUELLE
ART ET POÉSIE
14 janvier - 17 mai 2010

Bienvenu chez « Picto-poèmes », une exposition virtuelle crée par Tatiana et Irina.

C’est une exposition dans laquelle nous explorons des points de congruence entre les arts visuels et la poésie, dans laquelle des thèmes introduits à travers des moyens spécifiques à  chaque art fusent en une seule émotion artistique.
 

Au moins, c’est ce que nous nous imaginons.
 

Les motifs de cette exposition traversent un univers culturel roumain, allemand, français et canadien et parlent d’une identité artistique forgée près de la courbure des Carpates.
 

Le jeu des fées sauvages  est un des thèmes de l’exposition – le jeu entre apparences et réalité, entre amour et désespoir.
 

Comment me retrouver, comment me définir en tant qu’artiste d’origine roumaine, dans un nouveau pays? C’est la question que Tatiana se pose  dans les rues de Prenzlauer-Berg, à Berlin, et c’est la question qui me suit à Toronto.
 

Les réponses que nous croyons avoir esquissées, se transforment immédiatement dans des nouvelles questions, encore plus difficiles.
 

D’où l’idée de cette exposition virtuelle, à travers laquelle nous essayons un rapprochement des contextes artistiques dans lesquels chacune de nous vit. 
 

Notre intention est d’ajouter une  ‘voix’ dans le dialogue culturel intereuropéen et dans celui entre Europe et L’Amérique de Nord : la voix des picto-poèmes, inspiré par le folklore roumain.
 

Vos opinions et vos réflexions nous intéressent beaucoup. Nous vous attendons avec impatience sur le site de l’exposition.

Tatiana et Irina

Clickez ici pour l'affiche de l'exposition et la brochure.

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Afis



Copyright © 2009 Irina et Tatiana 

lundi 11 janvier 2010

Le Danube à Galati


Quelque part, dans la carapace de mon enfance, la mémoire de fleuve scintillant,
l’eau chantante du Danube,
habite encore,
ondulée, dans les vagues de l’aube.

Quelque part loin, dans des vastes monastères d’espaces,
sa solitude de balade, coule, lente,
voûte fluide de mon âme.

Ses flots, les parages de mon être.

Si je ferme les yeux pour une seconde,
je retrouve le miracle des eaux
qui peuvent vaincre l’oubli.

Retrouver – quel mot perdu.

L'Identité Algonquine


Profondeur d’une forêt que résume l’aube, au chant
fluté de l’atmosphère
croisée par des torrents fermés.

Vents gris.

Arlequins bleus, ilots et lacs dans les distances mesurées 

par la flottille des rêves qui me dépasse  
en canoë.

Un chalumeau d’érables frais, flocons de neiges étroits

 et des murmures qu’entendent les petits bonhommes en pierre 
sans face et sans regrets,
des inukshuks en granite rose, en équilibre dur 

dans le parc Algonquin.

La huppe des feuilles, les brins d’écaille rocheuse témoignent  

de l’ancien fond de mer au rebours 
couvert par la corolle verte de L’Algonquin, 
dans laquelle on avance par la faute du mouvement des arbres,
 
par la faute du mouvement de notre point de vue.

Lampe d'Aladin, un conte



Donne-moi un peu de cette fumée de génie
qui s’émeut sous des lentilles opaques -
sentiments faits du bric-à-brac,
poésie que j’écris dans l’autobus
appuyée sur la lampe d’un carnet de brouillons.


Donne-moi un peu du climat ailé
qui transperce la vague matinée
et qui me retrouve recroquevillée dans
les coins perdus du paysage.

Recelés dans leurs carapaces,
mes vers changent
sous la force de la répétition
et la forêt des mots qui s’entrelacent.

Une dentèle pluvieuse de feuilles de bouleau  me soutient.

Et cette incantation sauvage te donnera
la mesure de ma lumière et des lointains azimuts

dans le Babylone des vents.

dimanche 10 janvier 2010

Hiatus




Le bras de la pendule s’étend d’une rive du désir au suivant abri -
qui est l’envie de ta sagesse.

Une capsule faite de bruyère et de ronces,
brouille le mouvement du pollen et des pépins
emportés par les vents du nord
sur des parachutes d’ailes de guêpes.

L’espace près du terminus des sentiments,
au parfum d’un vieil herbier,
tient en tenaille des farfadets d’ambre
pris au va et vient des ondes d’air.

Je me porte témoin du hiatus
que le bras de pendule inflige, en son balancement,
dans le continuum des heures inconnues,
- secondes d’insectes et d’ormolu.

Perruques




Perruques, rixes, rires, duels
aimant la douceur d’un portrait dans les enluminures des fontaines
où chaque geste est une charade de mille politesses

et où les gants des lilas  en fleur s’effondrent dans les dentelles des courtiers.

Ce personnage majeur, un Tartuffe mineur, me dépasse avec hâte
pendant que je regarde les miroirs des vents
qui éclatent dans des fumées en lyre.

Voilà le seuil d’une porte arrondie.

Ce seuil une fois franchi te dira
quelle est la forme des tes amours, les jeux de masques
qui entourent ce bref passage, et qui t’attendra toujours 

au fond du paysage.

mardi 5 janvier 2010

Hauts-lieux




 Sentiers ovales que j’entame avec le but de rejoindre
la cime des montagnes couvertes des neiges.

Comme si le jour était un obélisque en feux, un monument qui
vacille dans l’ombre de l’imagination, tourbillon des regards
captifs dans l’assomption de la  lumière.

Prête à déchiffrer la butte qui s’étend devant moi, je me lance
dans l’allégresse de points de  vue, bifurcations des détails en chimères
qui viennent et qui partent, sur les pentes des solstices.

Le soir arrive. Dans sa bourrasque, elle efface les tentes des
ces hauts-lieux, ou j’escomptais prendre abri contre la marée des flammes,
tout en auscultant le rythme de la montagne,
et le changement de couleur de sa neige magique.

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