lundi 11 janvier 2010

L'Identité Algonquine


Profondeur d’une forêt que résume l’aube, au chant
fluté de l’atmosphère
croisée par des torrents fermés.

Vents gris.

Arlequins bleus, ilots et lacs dans les distances mesurées 

par la flottille des rêves qui me dépasse  
en canoë.

Un chalumeau d’érables frais, flocons de neiges étroits

 et des murmures qu’entendent les petits bonhommes en pierre 
sans face et sans regrets,
des inukshuks en granite rose, en équilibre dur 

dans le parc Algonquin.

La huppe des feuilles, les brins d’écaille rocheuse témoignent  

de l’ancien fond de mer au rebours 
couvert par la corolle verte de L’Algonquin, 
dans laquelle on avance par la faute du mouvement des arbres,
 
par la faute du mouvement de notre point de vue.

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